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2nd Electronic Version 2007
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Copyrighted Material
P. Ce. M.
Merci
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A NOTRE DAME Patronne de la
plupart de nos chapelles cobiathines A Monsieur Henri
Pradalier Qui, pas à pas, à
travers les étapes d'un long travail, m'a aidé, de toute la chaleur de son
amitié et l'étendue de sa science, à réaliser ce projet. A la mémoire du
regretté père Louis Lebien. A mes confrères, à
mes amis, à tous ceux qui ont collaboré à cet ouvrage: A vous tous, de
tout coeur, je dis Père
César Mourany O.C.D. |

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Ordres des Pères
Carmes
Préface Le savant amoureux, cette expression
qui sied bien à l'auteur du livre que nous présentons, est tirée de
l'introduction de l'ouvrage consacré à la ville et à la région de kobayath ou
Cobiat. Il s'agit du P. César Mourany de l'Ordre des Pères Carmes au Liban. Né en Syrie à Mhaïry dans la région
de Kafroun, en 1937, Afif Mourany, enfant intelligent et bouillon, suit ses
études au collège des Pères Carmes à Tripoli de 1949 -1953, achève les études
de Philosophie et de Théologie, en Italie. En 1963, César Mourany revient à
Kobayath, comme par une attirance mystérieuse, y passe plus de trente ans et y
déploie un service très actif dans l'éducation de la jeunesse, y fonde avec d'autres
pères, un groupe Scouts du Liban avec une compagnie pour les Guides du Liban.
Le mouvement Scout lui permet, au hasard des randonnées et des camps, de se
familiariser avec la nature de ce site et de le parcourir dans tous les sens.
Montagnes, vallées, forêts, gouffres, sources, faunes... rien ne freine cet
amateur de la nature qui y découvre ses dons de poète y fait ses premiers
essais poétiques, limpides comme les eaux d'une source à laquelle il se
désaltère après une longue marche ou une escalade par un sentier à pic. Mais une autre particularité de la
région suscite sa curiosité insatiable: ce sont les ruines multiples d'églises,
couvents, forts et citadelles, qui couvrent la vaste étendue du terrain, et qui
restent, malgré leur éloquence, incompris ou ignorés des archéologues. Après une licence en littérature
française, et selon les aléats de ses charges et des ses déplacements, César
Mourany, entreprend l'étude de l'archéologie, y passe sa licence, pousse vers
le doctorat. Inscrit à l'Université de Toulouse - Le Mirail, il y défend sa
thèse avec réussite en 1990. Après de longues années d'attente,
César Mourany, nous présente ici sa thèse remaniée et étoffée, ornée d'une
centaine de cartes et de photos donnant une idée des sites fouillés, visités ou
étudiés. Dans ce livre, l'auteur nous donne
le fruit de ses recherches et nous invite à parcourir à sa suite, les routes
des caravanes ou des envahisseurs, les campagnes militaires avec leurs
victoires ou leurs revers, à reconstruire par l'imagination, l'histoire de
cette région très fertile, mais aussi très éprouvée par les circonstances
politiques instables. Il nous permet de nous engouffrer dans l'épaisseur de son
histoire, et de goûter avec lui, en savant amoureux, la douce poésie qui émane
de cette nature merveilleuse et comprendre la paisible fierté du peuple de
Kobayath. Tout en félicitant notre auteur pour
la publication de sa thèse, l'Ordre des Pères Carmes, qui a fêté il y a quatre
ans, ses cent cinquante ans de présence à Kobayath, le remercie de ses efforts
et espère que la parution de ce livre suscite dans le coeur des kobayatins une
heureuse et scientifique curiosité pour continuer ce travail de recherche et de
mise en relief d'un patrimoine, riche et varié, au plan religieux comme au plan
historique. P. Makhoul Farha,
O.C.D. Sup. Provincial |
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Dr. Fouad Salloum Ainsi que l'ombre des arbres,
glissant sur le sol desséché, traîne derrière elle sa fraîcheur, ainsi le Père
César Mourany, en toute légèreté et douceur, a grappillé entre la poésie, les
lettres et l'archéologie... En tout, il a brillé ! Où en est-il de la théologie, de la
poésie et de l’archéologie ? Tout petit, il a butiné la théologie
au jardin du Carmel. Il a inhalé l'inspiration poétique dans le charme
enchanteur de la nature cobiathine qui l'a grandi extasié: Il l'a chantée:
poésie et prière. De l'amour à la poésie, surtout ici,
sur notre bonne terre, le passage est naturel: Le chant des merles, les
ondelettes des ruisseaux, le bruissement des branches, le frémissement des marguerites...
Poésie et amour vont de pair. La poésie habite les vieilles
pierres, enlace les volutes des arcades, embrasse les assises, amalgame les
remparts, se projette dans les tours... Le Père César a été pénétré de la magie
des anciens mystères répandus dans la vieille terre des hommes, notre terre.
Cette terre que l'homme, dès ses premiers pas, a eu le soin de fouiller, de
piocher, d'y construire: Il l'a enrichie comme elle l'a comblé, léguant à la
postérité un riche héritage. Ce livre du P. César, entre nos
mains, est le fruit de son engagement religieux, de ses dons littéraires, et,
de son affection pour Cobiath. Le livre est, à l'origine, une thèse
pour le doctorat en histoire de l'art soutenue en 1990 à l'université de
Toulouse - le Mirail. Il a attendu 18 ans avant de mettre
sous presse, poussé par le souci de peaufiner l'étude, la prospection, la
remise en cause, et, faire les changements nécessaires, toujours dans la perspective
de présenter aux lecteurs un travail mieux performant. Dans son avant - propos, le Père
César déclare les raisons de son choix du sujet; à mon avis, il a d'autres
motivations derrière son insistance sur la période croisée. Ceci l'a conduit à
multiplier les détails concernant la position géographique et les circonstances
historiques prédominantes dans la Damascène. D'où la subdivision du livre en
deux larges parties, outre l'introduction, avant d'entamer, dans la troisième
partie, l'art de l'architecture religieuse. Cette architecture a eu droit à
tout le développement nécessaire dans le but de mettre au clair les raisons
liturgiques qui sous-tendent la problématique de cette architecture, pour finir
dans les généralités et la conclusion. Personnellement, j'ai eu l'occasion
de pénétrer quelques-unes de ses motivations profondes. Pendant plus de vingt
ans, nous avons fait route ensemble à la tête du groupe scout cobiathin. Aussi
nos multiples randonnées à travers le pays nous ont-elles dévoilé les nombreux
vestiges militaires et religieux, épars ça et là sur l'immense étendue du
territoire. L'oubli, les ronces et les broussailles les occultaient au regard.
La difficulté d'y parvenir empêchait le dévoilement du mystère de leur
multiplicité: quantité et nature. Epannée aux confins de Jabal Akroum et des
montagnes des Alaouites, la région se recueillit brusquement au niveau de Nahre
el Bared aux limites du Akkar, avant de continuer le déroulement de son étroit
ruban le long du littoral libanais... Il réfléchissait, il se posait des
questions, ... Nous discutions... Parfois nous tombions d'accord, souvent nous
étions différents: Nous formions nos propres convictions. Il s'engagea, enfin, sur le chemin
de la découverte scientifique, à la recherche de la vérité dans ses quartiers
profonds. Mettant à contribution sa connaissance des langues étrangères, il
aborda de nombreuses références réalisant ainsi un travail singulier par son professionnalisme
et sa richesse. Quant à la valeur de la recherche scientifique chez le P. César
en sont témoins: - Une recherche méticuleuse et
suivie sur le terrain. - Des visites répétées et assidues
aux monuments étudiés lui ont permis de faire des relevés très précis et de
capter certains clichés qui ne sont plus abordables. - Le recours aux références dans
leurs sources en langues, française, italienne, latine, anglaise, en plus de
l'arabe, langues dont aucun chercheur en archéologie ne peut réellement, s'en
passer. - le recours répété aux sources, la
confrontation des textes, la discussion des diverses opinions et leur analyse
l'ont conduit à des conclusions logiques et singulières. - Le courage de ses opinions
personnelles face à l'acceptation ou bien au refus des autres. Il reste, enfin, à lui adresser un
chaleureux salut quant au fond de sa conclusion: Le dialogue des civilisations,
mieux, leur mariage à travers l'art, sont seuls capables de survivre aux
vicissitudes du temps. Les armes finiront par s'éroder et se taire, il n'y a
aucun doute; les civilisations finiront par se retrouver: Dans notre pays l'art
croisé, dans ce qu'il a de local et d'assimilié, en est le témoin! Dr. Fouad Salloum |



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Cobiath - Preface - Table des matieres - Intro - Partie 1 - Partie 2 - Partie 3 - Partie 4 - Biblio |
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