Table des Matières

Table of Contents

Dr. Père Cezar Mourani ocd

Nouvelle Edition 2002

 

L'Architecture Religieuse de Cobiath (Kobayat) sous les Croisés

 

DEUXIEME PARTIE

CASALS ET CASTELS FRANCS AU COBIATH

 

 Chapitre 1

 

Toponymie Franque du Cobiath
 

            De nombreux travaux ont été effectués en vue de rétablir une toponymie exacte de la Syrie Franque. Les recherches historiques se sentent heurtées à des difficultés énormes car les documents, assez rares ne répondent point aux besoins d’une enquête exhaustive. Plusieurs positions sont toujours à retrouver et celles qui ont été reconnues laissent planer le doute sur leur véracité. Certes les Francs n’ont pas facilité les choses, non plus les Mamlouks, les premiers, croyant leur règne définitif, ont voulu tout changer dans cet Orient mortellement inchangeable. Les autres, pour effacer toute trace de colonisation, ont brûlé, détruit ou dispersé ce qui ne constituait point un butin de guerre pour la rapacité de leurs mercenaires. 

Dans les transformations qu’ils ont fait subir aux noms du pays, les Francs ont employé plusieurs méthodes: ils ont souvent procédé par aphérèse, dit P. Deschamps. “ Ils ont fait d’Abou-Senan, Busenen; d’Abou-Cobéis, Bochebeis; de Dabouriyé, Burie ou Bures…”[1]. 

            Parfois la difficulté de la prononciation a donné lieu à l’élimination des gutturales arabes, ainsi Al-Boqeia’a est devenue la Boquée ou Bochée. 

Souvent de nouvelles difficultés ont été créées par l’inadvertance des copistes qui rapportent les noms des lieux sous différentes formes et graphies dans le même document.

 

D’autrefois, ils ont repris et modernisé des noms grecs ou romains, comme Giblet, le Boutron, la Triple, capitale du comté. Ils ont enfin traduit ou simplement baptisé à leur façon, sites, casals, villes ou mêmes régions.

 

D’où l’énorme difficulté de retrouver les  noms Francs, dans la toponymie actuelle quand le site n’est pas clairement localisé et délimité dans les chartes. 

            Dans l’intention continue de jeter le plus de lumière possible sur les anciens monuments et préciser le rôle qu’ils ont pu jouer dans l’économie générale des relations et des emprunts artistiques entre les peuples, il nous a paru utile de reprendre l’étude des toponymes mentionnés dans les chartes franques concernant le pays. Or établir une topographie complète du Cobiath sous les Francs répondrait peut-être à tant de questions qui se pressent dans notre esprit. Les documents, rares, sont assez imprécis, et des fouilles systématiques, seules capables de mettre à jour les trésors d’un sol encore vierge, constituent le souhait d’un beau rêve. En 1137, l’Atabek de Moussoul, Zengi, remporta une victoire décisive sur les Francs. Le roi de Jérusalem, Foulques d’Anjou, assiégé au château de Monferrand, accepta alors une capitulation qui lui laissait l’honneur sauf et rendait la liberté à Raymond de Tripoli, tombé aux mains de Zengi. L’état chrétien essuya, par-là, une défaite qu’il ne put jamais complètement réparer. La perte de Monferrand et de Rafanée, les seuls ouvrages fortifiés, en possession des Francs au nord-est de la Boquée laissait la  frontière orientale du Comté démunie de toute défense réelle face aux invasions provenant de l’intérieur syrien. Après ce désastre, le comte de Tripoli devait s’assurer, en arrière de ces deux places perdues, une solide position stratégique dans la trouée de Homs, passage normal des conquérants et le point le plus faible de sa frontière orientale. Aussi, démuni d’hommes et d’argent, le comte se hâtât-il de confier, solennellement, la région frontalière aux Chevaliers de l’Hôpital qui seuls pouvaient barrer la route aux velléités belliqueuses des émirs de Homs et de Hama et œuvrer, peut-être, en vue de reconquérir le territoire perdu. Une charte de 1142 établit officiellement les bases d’une “principauté religieuse “ en faveur de l’Hôpital. 

Une autre charte datée de 1143 confirma la charte de l’année précédente tout en mentionnant des donations nouvelles. La nouvelle principauté couvrait pratiquement toute la zone de Naher-el-Kébir le long des deux rives, et une partie de l’intérieur syrien. Au Liban, le territoire hospitalier comprenait le Cobiath, les cantons limitrophes du Hirmel et du Wa’ar, et probablement la seigneurie du Akkar. Nous pensons que les frontières du nouveau fief, confinant avec le territoire de Arqa, devaient, en réalité, débuter au pont actuel de Koueikhat à l’Ouest, suivre les sinuosités du Nahr Oustouène jusqu’à son point de jonction avec le Nahr-Essin, au  niveau de Ghozrata, puis remonter franchement vers l’est en longeant la ligne des crêtes jusqu’aux sources de l’Oronte.

 

Ainsi, la plupart des donations mentionnées dans les deux chartes

Précitées, comme aussi certaines donations faites au même Hôpital, en d’autres circonstances, semblent porter sur des lieux situés dans le Cobiath ou dans ses environs immédiats. Nous commencerons donc par reproduire les chartes déjà indiquées, puis, fixant sur la carte les sites désormais reconnus, nous y ajouterons notre apport tout-en rappelant qu’en archéologie un peu de prudence n’est jamais de trop.

 

Charte de 1127: 8 Février (C.I. pp. 76 - 78) faite par Pons comte de Tripoli.

In nomine sancte et individue trinitatis.

Notum sit omnibus hominibus, tam presentibus quam et futuris, quod ego Poncius, gratia Dei comes Tripolis, et uxor Cecilia, regis Franchorum filia. Volente filio nostro Raimundo, donamus Deo et Hospitali Iherosolimitano hospitale pauperum quod est in Monte Peregrino, et omnia simul que sunt juris ejusdem hospitalis, villas videlicet que hic nominantur: in primis misdeliam cum omnibus pertinentiis et terminis suis, sicuti Bertrandus prior melius tenebat et habebat in die qua dedidata est acclesia S. Johannis de hospitali que est adud Montem pererrinum, scilicet usque ad flumen quod discurrit ad Montem Peregrinum, et usque ad terminos ipsius ville que dicitur Ardacium; et ex alia parte usque ad terminos ipsius ville que dicitur Alma, et usque ad terminos ipsius ville que dicitur Bethsama, et ipsius ville que dicitur Bethsedion, et usque ad terminos Bethleemitice ville que dicitur Ceraphtnie. Deinde ipsam villam que dicitur Bahanni donamus Deo et Hospitali cumomnibus pertinentiis suis, et ipsam que dicitur Cornonium cumomnibus pertinentils Suis, et villam Coliath cum omnibus pertinentiis Suis, et Aroath cum omnibus pertinentiis Suis, et Cendiananm cum omnibus pertinentiis Suis, Apiam cum omnibus pertinentiis Suis, villam Siccam cum omnibus pertinentiis Suis, Durcarbe cum omnibus pertinentiis Suis, ad motam de Bochea villam que dicitur Baho cum omnibus pertinentiis Suis, et Cartamare cum omnibus predicto hospitali; quas étaim donaverat (Eidem) avus meus bone mamorie domnus Raimundus,cum arboribus diversorum generum que sunt in ipisis villis et in omnibus terminis earum, cum aquis (ac pascuis), molendinis et ortis, et omnibus rebus ad easdem villas pertinentibus, oleum videlicet et ceteros fructus supradictarum arborum, nec non et bisantios quos Wilelmus comes solebat accipere de bubus Surianorum in supradictis villis laborantium. Omnia libera et sine ulla retentione, sicut melius donari possunt, dono et trado per scripturam in perpetum valituram Hospitali Iherosolimitano. Terras etiam, quas dedit pater meus et avus meus  ultra pontem Montis Peregriniidsam quoque vincam que est juxta cimitterium ecclesie S. Johannia, et cetera omnia que tenet et possidet supradictum hospitale in omni terra mea, omnia et integra et absque ulla diminutione dono et laudo. Confirmo etiam ut ab hodierno die et deinceps teneat et possideat absque ulla inquietudine. Preterea laudo supradicto hospitali domun quamdam obtimam in pertu Tripolis supra mare, et unum campum ante civitatem. Theloncum etiam, quod ceteri homines reddunt  in porta Tripolis et in platea, dimitto ei et dono, et donnus Bernardus, Tripolitanus episcopus, suam partem similiter, favente Durando archidiacono, Garsione cantore et universo ejusdem ecclesie capitulo, ita ut omnes homines supradicti Hospitalis emant et vendant quiquid voluerint, et nichil ab eis nomine thelonei in platea vel ad portam exigatur. Dono etiam predicto hospitali Iherosolimitano upud Archas quasdam mansiones, et unum ortum, et furnum, et vieam, ut habeat in perpetuum; aoud Felicium,  unam masnsionem, apud Cratum duas mansiones et unam vineam. Omnia etiam que data sunt ei in civitate Trotose, vel in omni territorio ejus, sive in castro quod dicitur Kamel sivi alibi, confirmo et laudo eidem hospitali, et nominatin ipos molendinos quos habet apud Kamel. Villas vero, quas supertim ipsos molendinos quos habet apud Kamel. Villas vero, quas superius nominavimus, et terras, et vineas, et ortum, domos, molendinos, furnum et balneum, que omnia parter meus et avus meus dedit in civitate Rafanie sive in territorio ejus ad hospicium pauperum, sicut in carta scriptum est et legitur, et Galterius tenuit, sic lado et dono Hospitali Iherosolimitano. Dono etiam licentiam omnibus meis hominibus, qui a me terra habent, ut, si voluerint, habeant potestatem donandi villanum unum Hospitali supramemorato unusquisque in suo honore. Et, si quid amplius cum meo consilio dederunt, similiter laudo. Ad uhimum confirmo et laudo suprpducto Hospitali omnia que data sunt ei in omni terra mea, tam ab avo et patre meo quam ceteris qui ibi terra habuerunt vel adhuc habent, a prima die qua avus meus cepit adquirere terram usque in hodiernum diem, ut supradictum Hospitale teneat et possideat omni tempore absque omni inquietudine. Super hec omnia dono et laudo Hospitali supramemorato quamdam vineam apud Kafaracham, de qua exeant ei centum jarrae de vino. Laudo etiam totum donum quod (factum fnit) Hospitali a baronibus meis, seu ab aliis hominibus, tempore consecrationis ecclesie sanct ohannis Babtiste que est apud Montem Peregrinum. (cum assensu) Bernardi . Tripolitani episcopi, et Geraldi. Rafaniensis episcopi, et Raimundi. Tortosani episcopi, anno ab incarnatione Domini millesimo C XX VII, VI idus februarii.

...s. Guillelmi scriptoris, qui hanc cartam rogatus scripsit apud Montem Peregrinum…

 

 

Charte de 1143:

Privilegium Raimundi comitis, de comnibus possessionibus, quas habemus( le Chapitre du Saint-Sépulcre de Jérusalem) in honore Tripolitano, dans assises II, PP. 509 - 511.

In nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti, amen.

Notum sit omnibus, tam praesentibus quam futuris, quod ego Raimundus, Dei Gratia comes tripolitanus, pro amore Dei et salute animae meae et requie parent un meorum, nec non rogatu domini Willelmi, dei gratia parriarchae hierosolymitani, Petri Dominici Sepulcri prioris, totiusque ipsius ecclesiae capituli, concedo atque in perpetuum inconvulse confirmo, et sigilli mei impressione corroboro, omnes possessiones quas in toto comitatu nostro Tripolis glorioso Sepulero praedecessores nostri donaverunt, videlicet: donnus Raimundus comes, Poncius comes, et barones etiam seu alli fideles. In primis ecclesiam Sancti Sepulcri. Quae est in Monte Peregrino, cum suis domibus et integra sua curia. Furnum etiam, cum domibus sibi pertinentibus, ita scilicet ut absque nostra aut heredum nostrorum contradictione valeant ibi coquere omnes quicumque voluerint, ad utilitatem et proficuum domus praefatae ecclesiae, secundum quod mater mea Cecilia comitissa, coram nobis praesentibus et illud idem confirmantibus, donavit atque concessit. Domos etiam quas in Monte Peregrino et Tripoli habent ex devexum montis, ex utraque parte viae veteris, sicut et nunc possident, a muro usque ad conductum. Gardinum etiam. Libertatem quoque in portu nostro Tripolis afferendi, deferendi inde omnia quqe usibus suis necessaria fuerint, quiete et absque consuetudine aut ulla exactatisDamus atque concedimus; transitumque per portas civitatis, nec non et per universam terram nostram, eadem libertate et quietudine firmamus. Ecclesiam Sancti Georgii in montanis, cum suis casalibus atque cunctis aliis suis pertinentiis, quemadmodum probatur dinoscituve eam dedisse comes Raimundus Sancti Egidii praedictae ecclesiae. Casale Bujola, cum villelmus Jordani comes donavit in dedicatione ecclesis sepilcri, quae est in Monte peregrino, Tria alia casalia quae sunt in montants, cum vilianis et pertinentiis suis, scilicet Abdin, Habels, Benehara, quae comes Bertrandus eidem ecclesiae dedut; et ex alia parte montanae, casale Modena, cum villanis et pertinentiis suis, quod W. Ermengardus donavit. Gaustinam insuper, quae dicitur Loisan, quam Raimundus de Raisae dedit. Casale Helmedel, cum villanis et pertinentiis suis, prop Guibelacard, quod dedit Ribod. Casale Cafarsequet, in territorio de Gibelet, quod vocatur casa;e Pontis Sicci, quod Stephanus de Brolo dedit. In casali de Bocumben villanum unum, cum una carrucata terrae, quem donavit Raimundus de Narbona. In casale quod dicitur Aer, villanum unum, cum una carrucata terrae, quem dedit Bernardus Derat. In casale etiam Derio, villanum unm, cum carrucata terrae et CX. Jarras olei, quas debet persolvere annuatim dominus quicumque fuerit casalis, quae didit Petrus de Podio Laurentie, concedente uxore sua. Et villanum unum, cum una carrucata terrae, quem dedit Petrus, nepos Rogerii contabularii, in casale Ardin. Et in casale de Buissera, unum villanum, cum una carrucata terrae, quem dedit Adaiardus. In casali Sorbe, villanum unum, cum una carrucata terrae, quem dedit Gaufridus de Pennis. In territorio de Nephis, XII. Quoque bisancios, aut CXX. litteras olei, quos donavit supradictae ecclesiae Adalaxia, pro anima Hugonis Ebriaci, viri sui, una cum filio suo Willelmo. Ebriaco, annuatim in sempiternum reddendos.

Unum quoque villanum, cum omnibus suis pertinentibus, et terras alterius villani, quem dedit W. de Boschet. Villanos supradictos, corum que heredes, cum terris suis, perhenniter habendos ecclesiae concedimus. Ista omnia supradicta et alia cuncta, quae juste canonici inantea sunt adquisturi, seu donatione quorumeumque hominum, vel emptione, aut aliqua commutatione, vel ad praesens possident, memoratae edcclesiae Sancti Sepulcri praesenti privilegio praemunimus, et sicut praefati sumus nostro sigillo insignimus, ut libere et quiete absque exactione aliqua et servicio in eternum possideant. Testibus etian subacriptis illud idem sanccientes, ut censurae nostrae monimentum inviolabile permaneat, quatinus ut nec per nos vel successores nostros in aliquo tempore queat violari.

(suivent les signatures)

Facta carta anno ab Incarnatione Domini MCXLII°, indictione VI.

 

cart., I, p, 116 - 117, n° 144,- Rochricht, p. 53 -54, n° 212 Août 1142 “…notum sit omnibus …quod ego Raimundus, Poncii comitis filius,…comes Tripolis… laudavi et concessi eidem domnui sancti Hospitalis Jherusalem Raphaniam et Montem Ferrandum cum omnibus suis pertinentiis et cum omni Jure facti, tam meis propriis quam ex emnibus feodalibus… et Marfabech cum omnibus pertimentiis et juribus… et quiequid habeo vel habere debeo juris vel dominii in piscaria Chamele, a Chades usque ad Resclausam, et castella et villas et cetera que ex pertionentiis Raphanie et Montis Fertandi comprobari deinceps esse poterint, que nunc a me ignorantur. Similiter dedi, concessi, ore et corde laudavi sine aliquo retentu Juris vel dominii, Cratum et castellum Bochee cum omnibus pertimentiis suis… et Felitum et Lacum cum omnibus suis pertinentiis… Pro quibus videlicet castellis scambium eis dedi… Nune igitur, ostendam seriatim scambium quod dicto Willelmo de Grato coram universa curia mea feci, videlicet cavcam Davidis Siri cum omni raisagio montanee prout ego melius habui et tenui, et feodum Pontii willelmi, id est duas terre caballarias et sexcentos bisantios. Ego Raimundus, dictus comes Tripoli, CC bisantios, et barones CC bisantios et episcopus Tripolis CC bisantios; et super omnes caballarias predicte montanee in una quaque divisius XII bisantios, ab hoc mense augusti usque ad decem annos didi… Sinmiliter quidem, assensu, et voluntate Gisliberti de Podio Laurentii et uxoris sue Dalgoth, prelibate domui pauperum Christi dedi… Felicium et Lacum cum omnibus suis pertinentiis… que mille bisantios ab eis emi… Hoc igitur donum… ego Raimundus…Tripolis comes feci, nutu et consilio Cecilie comitisse, matris mee, regis Francorum filie, et filii mei Raimundi et Philippi fratris mei,pauperibue Hospitalis Jherusalem sine ulla convenientia et alicujus conditionis tenore, excepto quod in omnibus negotiis militaribus quibus ego presens fuero, tocius lucri medietatem partiri mecum debent… Hoc autem donum et hanc libertatem dedi, concessi communi assensu et voluntate, ut dictum est, testium subscriptorum, id est :

Geraldi episcopi Tripolis, willelmi episcopi Tortose, B., archiepiscipi Albarie, Rainerii constabularii, Fulcrandi marescalci, willelmi Embriaci, Willelmi Poreceletti, Radulfi de Fontanellis, Raimundi de Fronte Erecto, Radulfi Viridis, Pepini et ceterorum baronum omnium. Interfuerunt etam hic dono et isti de burgensibus testes, id est: Pontius de Sura, G(eraldus) Isnelli, p. Geraldi, Baro Aurificis, P(hillipus) Burgensis, p(etrus) Andree… .   

… Denique Raimundus dicta loca hospitallis tueri pollicitus hortum qui olim fuit Galterii de Margato et uxore sue Gislee, ipsa adhuc in vita superstite concedente, (et) velud cum muro circumcladitur et illa spatia locurum ad trahendos lapides apta quee inter utramque viam concluduntur et exterius illinc a capite… dedi… in manu fraire Raimundi dicti Hospitalis magistri et Rotherti comitis Alverniensis et Gislaberti Malemanus et Petri Montis Peregrini  prioris… Et ut  hec dona omnia rata et inconcussa permaneant in eternum, sigilli mei plumbei impressione istud presem privilegium precepi roborari, anno ab incarnatione Domini millesimo centesimo  quadragesimo secundo.

 

Les clauses de cet acte furent confirmées par Raymond II en 1145 (Cart., I, p. 130, n° 160 ) puis en 1170 par Bohémond III prince d’Antioche pendant la captivité de Raymond II, fait prisonnier à la bataille d’Imma le 10 août 1164.

 

1 -  “…Casale Helmedel, cum villanis et pertinentiis suis, prope Guibelacard quod dedit Ribod…” [2]

 

La position du  ”casale Helmedel, prope Guibelacard“ , troisième donation citée dans l’acte comtal de 1143, a été déjà reconnue dans l’actuel village d’El-Majdal, à 3 Kilomètres à vol d’oiseau environ, au nord du château d’Akkar.

 

Majdal, nom d’origine araméenne, (magdla) lieu élevé, bon pour la garde et l’observation, dit A. Fraiha[3], est synonyme courant de Qalaa-forteresse. En effet, l’emplacement, forme une position stratégique de première importance sur une colline dominant le noeud de jonction du Nahr Cobiath avec le Nahr-Oustouëne ou Nahr-Moussa, avec le Nahr-Essin qui serpente à travers le Akkar et passe au pied du château homonyme. Les ruines d’une ancienne église sont toujours visibles, mais leur étude s’avère impossible sous les amas de détritus et de broussailles qui les recouvrent. D’autres vestiges sont visibles, mais sont-ils d’origine franque ou bien d’identité plus récente? Le site, n’étant pas à dédaigner du point de vue stratégique, les ruines gardent pêle-mêle, des pierres de taille franque et arabe.

 

2 -   ” … et ex alia parte montanae casale Modena, cum villanis et pertinentiis suis quod W. Emengardus donavit… “

Le nom est rapporté par Eugène de Rozière sous la forme de “Medera[4].

 

Dussaud écrit à ce propos[5] : Quand “ à Medera, ce nom cache une des nombreuses Mezraa (métairies)”. Deschamps: “ On pourrait proposer, Mazraa, qui figure sur la carte Gélis, sous la forme Mezraat, à 13 km. Au nord-est d’Akkar”[6]. “…Ce lieu devrait, peut-être, bien être identifié avec le hameau de Mazraa, situé sur le versant oriental du Djébel Akkar”[7].

 

Le site indiqué dans les renseignements que nous venons de rapporter, porte aujourd’hui le nom de Mazraat-Ennahryé ou bien Mazraat-Ennahre. Il est situé à l’est de khirbet-Eljoundi, sur la route secondaire qui relie Halba à Cobiath, via Deir-Jannine.

 

Il semble que Dussaud et les autres aient certainement, identifié “ la montagne” avec celle du Djébel Akkar concluant tout naturellement à la proposition de Mazraat-Ennahre pour le  “casale Modena” du texte latin.

 

Nous pensons par contre et ce, d’après le contexte, que la montagne serait plutôt celle de la chaîne côtière voisine de Tripoli. La charte cite, en effet, une série de donations faites dans le voisinage immédiat de la ville de tripoli, situées en deçà de la montagne de Tourbol, puis elle ajoute

 “ Alia parte …“.

 

Si notre façon de voir s’avère concluante, nous proposons pour le casal prénommé, le hameau actuel de Mazraa situé à mi-chemin entre Miniara et Hakour juste à côté de Karm-Asfour. Remarquons d’ailleurs le raccord explicite fait par le texte entre Modena et la gâtine Loisan.

 

3 -   “Gaustinam insuper quae dicitur Loisan… “[8].

Quant à la “Gaustina “ loisan” donation faite par Raymond de Raisac à l’Hôpital de Saint-Jean, c’est une position non située dit P. Deschamps. Nous proposons pour ce site, le petit hameau de Karm Asfour à 300 mètres à l’Est de Miniara, la Beniharan des croisés dans le voisinage immédiate de la  citadelle de Arqa; la carte du Guide vert au 1/200000, situe en ce lieu le village de Asfour. Selon nous, la gâtine Loisan ne serait que la traduction française de Karm Asfour: gâtine, masraat ou ferme de l’oiseau.

 

4 -  Le Felicium, appelé qalaat-el Feliz par les géographes arabes[9], et que Dussaud a reconnu dans les vestiges du château-fort situé au sud de Tell-Kalakh sur la rive droite du Nahr-el Kébir, à son confluent avec le Nahr Mounjez, est appelé aujourd’hui Al-Qalaa, ou Qalaat Mounjez. Les vestiges appartiennent, sans doute, aux Francs. L’identification a été acceptée sans réticence, par les archéologues[10].

 

5 -  Quant à Coronium, “ casal également possédé par l’Hôpital du Mont-Pélerin “ écrit E. Rey sans autre indication, est proposé par P. Des-champs “ à Kharnoubié, entre Qleiaāt et Qalaat el-Feliz “. Nous préférons l’identification du casal avec kfarnoun pour les raisons suivantes. Dans la charte de 1127, le casal est mentionné immédiatement à la suite du Felicium. Or, le kharnoubié, placé géographiquement avant le Felicium est fort distant de celui-ci, tandis que Kfarnoun n’est qu’à deux kilomètres à l’est du château.

 

Phonétiquement, par ailleurs, Coronium, mis à part le f, se rapproche beaucoup plus de kfarnoun que de kharnoubié. D’autre part, les vestiges de la période franque, nombreux à kfarnoun constituent, sans doute, une preuve en faveur de notre proposition.

 

6 -  Plus à l’est, la charte cite le casal Baho, d’après le texte, “ad motam de Bochea“, il doit être situé au nord du Jabal Akkar vers la Boqeiàa. Contrairement à l’opinion de Rey, Deschamps écrit à propos de ce casal: “pour ad motam de Bochea villam Baho”, nous proposons Bahour, localité qui ne figure pas sur les cartes: elle se trouve dans la montagne au nord de la plaine de la Boquée, entre le Crac et le château de Touban “[11]La localisation proposée par Deschamps dépasse l’ordre géographique de la charte. Le site par conséquent et à l’instar de Rey doit être recherché sur les collines qui couronnent, à l’Ouest, la plaine de la Boqeiaa. L’actuel village de Bahloulié, appelé populairement Bohlounié, dans le Chaa’ra, répondrait, peut-être, mieux au Baho du texte. Situé sur l’autre rive de Nahr-el Kébir, à moins de trois kilomètres du Félicium, sur une colline surplombant la plaine, le village dut être de quelque, importance. On y retrouve jusqu’à présent, les ruines d’une ancienne église connues populairement sous le nom de “el Kanisset”.

 

7 -  En ce qui concerne Cendiana, il existe plusieurs localités, soit dans le Akkar, soit en Syrie, qui portent le même nom. Les archéologues ne sont pas d’accord sur la position du casal mentionnée dans la charte de 1127. Dussaud, d’accord en cela avec Rey propose la “ Cendina super flumen “ dans le Akkar alors que, pour Deschamps, Cendina serait Sindiané qui est à côté, au Sud du Crac. A la suite de Dussaud, nous proposons le village actuel de Sindiané, situé un peu à l’écart et à même distance entre el-Bireh et Cobiath sur le flanc d’une colline surplombant la rivière qui traverse le Ouadi Chama’a, à 15 km. Au nord-est du château de Akkar, et ceci pour la même raison d’ordre géographique. Le village est actuellement peuplé de musulmans sunnites, mais les ruines d’un ancien monastère maronite et d’une chapelle de la période franque sont tenues en vénération jusqu’à présent.

 

Pour les villas Aroath, Sicca, Apia et Durcarbe, nous pensons qu’elles sont à localiser sur le territoire des Puylaurens sur la rive droite du nahr Oustouène ou Naher Moussa, entre Koucha et Bireh, et ceci pour les motifs suivants : Il semble que, les Comtes de Tripoli s’étaient réservé une large bande de terrains entre les divers domaines des Barons pour pouvoir, le cas échéant, mener des équipées contre les territoires situés au-delà de l’Oronte sans, pour autant, avoir recours à l’autorisation préalable des seigneurs locaux[12]. Or, il paraît que les localités mentionnées dans les chartes comtales, fassent partie du domaine du comte quand le donateur n’est pas explicitement nommé.

 

8 -  “Pour Aroath, écrit Des-champs[13], nous proposons Barouha “. Nous pensons que le célèbre archéologue, ayant transposé le groupe des casaux cités dans la charte de 1127, au-delà  de la limite des collines entourant la plaine d’el-Boqeiaa, il était sensé rechercher, pour ce casal, un équivalent sur le terrain. Comment expliquer cette proposition? Aucun rapprochement phonétique ne peut faire coïncider Aroath et Barouha, suivant notre logique, nous proposons pour ce casal, l’actuel village de Ayn-Tinta ou Tanta. La raison c’est que la même localité s’appelait autrefois Aroat ou mieux Ayn-el Aroat. Le nom, arabe ou Syriaque, signifie: boutonnière, comme il peut avoir le sens de frontière, de limite[14]. Dans ce dernier cas, l’emplacement du casal est tout indiqué pour délimiter deux territoires (Qatéb) en deçà et en delà d’un long vallonnement séparant les deux routes qui relient Halba à la Boqeia’a, l’une, celle de Dreib et l’autre, caravanière elle aussi, passe par Deir-Jannine.

 

9 -  Pour la villa Sicca: nous avons deux possibilités. Phonétiquement Sicca pourrait être rapproché soit de Chaqdouf, nom phénicien dans le sens de “rocher “, ou lieu élevé et dominant, d’autant plus que les langues sémitiques emploient invariablement le (ch=ش) pour la lettre (s= س)  l’autre proposition serait le village de Coucha ; en ce cas, les Francs auraient renversé les syllabes.

 

Les deux villages, placés face à face sur les deux rives du Nahr Akkar, sont situés à l’embouchure du ouadi homonyme à la limite entre la seigneurie du Gibelacar et le territoire de Arqa.

 

Asia ou Apia et Durcarbe sont localisés par Des-champs autour du Crac. Pour la même raison d’ordre géographique signalée plus haut, ces localités sont peut-être à rechercher dans la zone déjà délimitée, au voisinage des autres positions reconnues dans le Cobiath.

 

10 -  Durcarbe: le nom, au rapport de Dussaud, cache certainement un des nombreux “deirs“ de la région. Serait-ce l’actuel village de Deir-Jannine (couvent des Jardins), qui domine la vallée du Nahr-Oustouène à environ 15 km. De Cobiath? Le village est un ancien site historique. On y retrouve, disséminés, les restes superposés de plusieurs civilisations anciennes. Le vestige d’une antique chapelle maronite de la période franque conserve encore une partie de son abside, juste à l’angle sud de la cour de l’actuelle église paroissiale.

 

11 -  Quant à Apia, Des-champs la retrouve sous le vocable Hajar el Abiad (la pierre blanche) en Syrie, nous pensons que le village se trouvait à Qoubour el Bid (les tombes blanches) 3 km. À l’Est de Kfarnoun où des ruines importantes restent toujours à fouiller.

 

Il nous reste à aborder une question d’importance, avant de clore ce chapitre épineux de la toponymie franque du Cobiath, et c’est le problème du nom de Cobiath même.

 

12 -  Bethsédion

            La charte du 8 février 1127 mentionne deux casaux non encore situés Bethsama et Bethsedion.

 Lammens et Dussaud identifient ces localités avec “Besarma près de Nephin” et “Barhalion près de Batroun”. Jean Richard rejette cette proposition (Richard Chartier, p.605 ss).

 

            La forme de la formulation du texte place décidément ces localités au voisinage immédiat de Tripoli. Continuant la logique de Mrs Richard et Des-champs nous proposons la recherche de ces casaux plus au Nord et même dans la région cobiathine.

            Dans "Bethsedion “ Dussaud pense à un Beth saidé ou Beits’aadé.[15]

 

A mi-pente, avant le bourg actuel de Tleil, une bifurcation à droite mène à quelques vieux chênes. Le lieu est appelé  aujourd’hui Saydnaya. Serait-il le Sédion ou le Bethsedion de la charte? C’est un très ancien lieu de pèlerinage. Certaines ruines y sont encore sous la frondaison des vieux chênes. Ou bien doit-on penser au quartier actuel de Qatlabé au sud-est de Cobiath? Cette agglomération comprenait trois sites habités : N.D. de Qammah au sud-Est desservie par les carmes au début du xxe-siècle(a) les maisons de Qatlabé s’élevaient au sud-ouest vers Nab’ Hamadé alors qu’entre les deux, mais plus bas et presque à mi-distance avait pris position une mazra’at au nom de Beit Sa’adé.(b) Les anciens du village s’en souviennent toujours. Actuellement les trois centres se sont amalgamés pour ne plus faire qu’une grosse bourgade, le quartier moderne de Qatlabé peut-on alors, villas franques, les sites de Betshama’a et Bet Sa’adé surtout que rapprochement phonétique et l’ordre géographique ne s’y oppositionnent ?

 

a) Nous conservons, dans nos papiers, un document, en ses sens, qui date du premier quart du xxes.

 

b) Les archives de l’archireché maronite de Tripoli relatent, en date du ‘’15 mai 1880, l’ordination sacerdotale de Ibrahim Tannous Fahd sur l’autel Martmoura dans Mazra’at Beit Sa’adé dans El-Cobiath’’ – La note nous été faiblement communiquée par D. Fouad Salloum.

 

13 -  La villa Coliath = Cobiath?[16]

Les textes latins reportent le toponyme coliath sous différentes formes: un castellum Couliath- (Gouliath, Gouliad ou Coulicath) et la villa Coliat (h). La position du castellum semble déjà identifiée après les études des orientalistes, mais le problème de la position de la villa reste toujours ouvert. Ces diverses formes sont-elles des orthographes du même vocable et du même site ou bien répondent-elles à des localités différentes. Nous relevons ce texte de Max van Berchem : …" une localité du nom de Coliat(h) figure parmi les donations faites par le Comte de Tripoli à l’Hôpital, le 8 février 1128… " (Van Berchem o.c. p. 123).

 

"…Donamus Deo et Hospitali Iherosolimitano… villam Coliath cum omnibus pertinentiis suis…" (Voir la charte pré-citée) “ Il est vrai, continue van Berchem, qu’elle (Coliath) y est désignée comme un village (villa) nom comme une forteresse. En 1153, on la retrouve parmi les possessions confirmées par le pape à l’Hôpital   "…(Van Berchem, idem, ibidem) Contre Rohricht, cité par Dussaud, van Berchem affirme:"… et du fait qu’à ELQleiat, il n’y a ni village, ni ruines apparentes en dehors de la forteresse"…(van Berchem,op.Cit,p.133) Après un développement serré, l’analyse de van Berchem aboutit à la conclusion suivante: " … on est tenté de supposer que cette  "villa Coliath  "était le vieux village, aujourd’hui ruiné de Qulaiat ( ou Qubai’at) du Liban entre Akkar et la Boquée plutôt que la forteresse d’el Qleiat…  " L’explorateur américain Thomson dont le récit de voyage au dire de Rénan constitue  " la meilleure exploration de ces parages” (Rénan, Mission, p. 103) a signalé dans sa Bibliotheca Sacra, v, 1848 l’existence des ruines en basalte du vieux Qubaiat. (cf. Van Berchem, op, cit, p. 133, note 3). A la proposition du célèbre archéologue l’annotation de Dussaud au bas de la page 90 de sa Topographie semble une réplique évasive : " le Gouliath… cette forme grammaticale trahit-elle l’existence, à l’origine, de plusieurs ouvrages séparés? Cela change aussi les conditions du problème au sujet du vocable  " villa Coliat  " qu’il ne nous paraît pas possible d’identifier avec Koubaiyat ou Qoubaiat au pied du djébel Akkar…  "

 

D’ailleurs, la mention de " villa Coliath " copulée à la villa Aroath " dans la charte de 1127  " deinde… villam Coliath… villam Aroath… donamus " peut indiquer que les deux casaux se trouvaient tout près dans la même contrée. Or  " la villa Aroath " se trouvant à proximité du Felicium, comme nous venons d’en proposer l’identification, la villa  " Coliath " ne devait pas être trop loin et la proposition de Coliath pour Cobiath peut être vraie.

 

Que la reconnaissance du " vieux Qubaiat " sous le vocable de la charte de 1127 soit acceptée ou refusée par les érudits, il reste toujours des questions sans réponse. Il n’y a pas qu’une seule Khirbé sur la mappe géographique de l’actuelle Cobiath. Il y a un bon nombre de vestiges religieux- chapelles ou églises- les ruines de petites agglomérations que ces derniers desservaient et qui reviennent  toutes, comme nous le verrons, à la deuxième moitié du 12eme au tout au plus au début du 13eme siècle; il y avait plus d’une ferme ou gâtine dans l’enceinte Cobiathine. Or laquelle de ces Khirbés portait-elle le toponyme Cobiath ou Coliath? Si le vocable s’appliquait exclusivement au  " Alt Qoubaiat " l’actuelle Garbié, comme on voudrait bien nous le faire avaler, quels vocables pouvaient avoir tous ces anciens sites historiques? Portaient-ils les mêmes noms qu’aujourd’hui? C’est d’accord pour certains, mais les autres?

 

Le casal médiéval, ancêtre de l’actuel quartier de Gharbié se trouvait autour de l’église actuelle comme il devait s’étendre probablement au ouadi Chama’a. Les ruines sont toujours là: des habitations anciennes démantelées au-dessus d’un moulin à eau toujours débout[17].

 

L’ancien casal portait le nom de " Chama’a "ou" Beit Chama’a" célèbre famille syriaque maronite connue depuis une haute antiquité qui a donné le jour à un Younes moine maronite et au renommé poète du patriarche Moussa Saadé natif de Bardé dans le voisinage du Felicium. Le poète est connu sous le nom de Ibn Cham’a el Cobiathi (fin XVème début XVIème siècle) (cf.Douaihi Est. Annales p. 423 "الخوري شمعون ابن القس موسى القبياتي"  et De Origine édit Daou Ant, p. 185 سمعان ابن شمعة القبياتي"”).


[1] DESCHAMPS, Paul, Le Crac des Chevaliers P. 117

[2] Charte de 1143  Privileqium Raimundi Comitis dans Assises de Jérusalem II.P.P. 509 –511.

[3] FRAIHA Aniss, Noms des villes et villages du Liban p. 161.

[4] DE ROZIERE.E. Cartulaire de l’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem, Paris 1849,N 97. Rohricht Regesta N 218. Deschamps,P. La défense du Royaume . p. 187. Note 4

[5] Dussaud. R. Topographie page 87

[6] DESCHAMPS. P. o. c. p. 187

[7]  Rey. E. G. Colonies franques P; 369

[8]  Charte de 1143, Privileqium Raimundi Comitis dans Assises de Jérusalem “ II P.P. 509 -511

[9] IBN FURAT The history, vol. XI part I , American Press, Beyrouth

[10]  LAMMENS. H. Musée Belge IV.P.279

[11] DESCHAMPS La Défense du Royaume de Jérusalem P. 186

[12] RICHARD . j. Le comté de Tripoli sous la dynastie Toulusaine p. 85

[13] DES-CHAMPS. La défense du Royaume de Jérusalem . P.186

[14] FRAIRHA .A. Noms des villes et villages du Liban P. 121. Etiam. ARMLE et HAQLE, Les noms des villages Syriaques  dans la revue Al-Machreq. Maï 1948

[15]Dussaud va plus loin; il a pensé retrouver ce site dans l’actuelle Beit saadé à l’est de Safita”. Un peu plus au Nord entre Habbnimra et le Meshta nous avons relevé un Beit sa’adé qui correspondrait bien à Béthsedion “ s’il n’était préférable de le rechercher au voisinage de Tripoli “ Topographie, p. 96).

[16] On m’a accusé de plagiat- le confesse humblement que n'étant pas un milicien chevronné, les circonstances de la guerre m’avaient permis de lire, seulement, quelques photocopies par intermédiaires. La lecture du livre, après la querre, m’a donné la satisfaction-que j’avais  vu juste. Opinant dans le même sens, je me hâte de laisser tomber ma réflexion pour suvre, ici, la logique de van Berchem.

[17]L’existence indubitable de ces deux ruines explique-elle, peut-être,” le village double “ de Lockroy?

 

Table des MatièresPartie1-Chap1Partie3-Chap1Partie4-Chap1
 Partie1-Chap2Partie3-Chap2Partie4-Chap2
IntroductionPartie1-Chap3Partie3-Chap3Partie4-Chap3
  Partie3-Chap4Partie4-Chap4
 Partie2-Chap1Partie3-Chap5Partie4-Chap5
 Partie2-Chap2Partie3-Chap6 
  Partie3-Chap7Conclusion

Top

Back to Books